Les amis du Canal Latéral à la Loire vous souhaitent une bonne NavigationAssociation Loi 1901 déclarée le 26/02/2001  
J.O du 24/03/2001 sous le N° 1377

 

retour à la Page d'accueil
 

 

L'ENTENTE DES CANAUX DU
CENTRE FRANCE


A RECABE

.

L’ARECABE (Association pour la REouverture du Canal de Berry) milite depuis maintenant une douzaine d’années pour que le canal de Berry soit rouvert à la navigation. Et la tâche est ardue !

Ce canal a été déclassé à la navigation en 1955, considérant que son activité commerciale ne justifiait plus son maintien dans le giron de l’Etat. Et, condamnation plus grave, il a été aliéné, c’est dire « confié » aux bons soins des communes riveraines, qui lui ont réservé des sorts très divers. Bien empêtrées de ce cadeau empoisonné, elles l’ont confié à leur tour à des associations de pêche, ou plus simplement délaissé, voire busé, comblé, ou revendu par tronçons à des particuliers.

C’est donc toute une reconquête que revendique notre association.

Si nous pouvons considérer que l’erreur historique de son démantèlement s’explique par la chute de son activité commerciale, et le manque de perspective alternative à l’époque, son potentiel touristique actuel nous donne des arguments de poids.

Long de ses 260 kilomètres, il accompagne la vallée du Cher de Montluçon à Tours en terminant dans le Cher aménagé à la navigation (autre secteur lourdement menacé). Il bénéficie d’une branche en liaison avec le canal latéral à la Loire. Ce qui lui fait parcourir deux Régions (un peu d’Auvergne, et beaucoup de Centre) à travers trois départements : Allier, Cher et Loir-et-Cher. C’est donc tout un parcours structurant pour un territoire en mal d’image touristique.

De plus, son gabarit en fait un canal d’un attrait très particulier. Baptisé le « petit canal », il a été conçu sur le format des canaux anglais, avec des écluses étroites (2,75m de large). Ces dimensions réduites ont contribué à sa baisse économique ; mais elles peuvent être un argument séduisant sur le plan touristique, et nos amis anglais, familiers des narrow boats, ne s’y sont pas trompés, en nous encourageant vivement à lui redonner vie.

 

Alors, nous intervenons inlassablement auprès des pouvoirs publics pour que son potentiel touristique soit pris en compte dans les démarches de développement des territoires riverains. Nous avons pour cela besoin de convaincre de son opportunité économique. Dans la reconquête de son linéaire, nous voulons associer tous les partenaires susceptibles d’y faire vivre leurs activités dans un cadre attrayant. Pêcheurs, marcheurs, cyclistes et autres usagers potentiels pour accompagner une remise en navigation ont œuvré à l’élaboration d’une Charte où chacun peut trouver sa place en respectant les meilleures règles du « savoir vivre ensemble ». Cette Charte, reprise par un regroupement d’associations de défense et valorisation des voies navigables (l’Entente des Canaux du Centre-France) a été contresignée par François Bordry, président de VNF.

 

Mais il nous faut convaincre du potentiel de la navigation. Alors nous multiplions les manifestations où il est possible de mette un bateau à l’eau. L’association est propriétaire d’un bateau équipé plaisance et transportable pour accéder aux divers espaces de navigation. Ce bateau a été subventionné par la Région Centre, et est équipé d’une motorisation électrique, sponsorisée par EDF. Autre aspect de développement original que nous soutenons pour notre canal.

 

Chaque année, nous organisons une manifestation emblématique « De Biefs En Ecluses » à Vierzon, où le canal a bénéficié d’un début de réhabilitation. C’est l’occasion de montrer par l’exemple l’intérêt de la navigation de plaisance en accueillant un maximum de bateaux (transportables bien sûr). Si nos amis naviguant sur les canaux bretons, et propriétaires d’un bateau transportable, veulent participer à notre prochaine manifestation le week-end des 7 et 8 juin 2008, ils seront les bienvenus. Cette manifestation est aussi l’occasion d’organiser un colloque pour relancer la réflexion auprès des pouvoirs publics, et les thèmes ont permis aux élus d’exprimer leur point de vue sur l’avenir du canal. C’est pour nous un moment médiatique fort.

 

Mais actuellement les démarches des SAGE nous font redouter une application restrictive de la loi sur l’eau, qui aggraverait les problèmes de son alimentation en eau. Il faut dire que les plans d’eau qui, à l’origine, étaient chargés de l’alimenter, ont été détournés de leur fonction initiale en devenant bases nautiques dont on ne peut pas baisser le niveau en période estivale !

 

Un avenir donc plein d’incertitude, et qui nécessite l’appui de tous les acteurs pouvant renforcer son attrait touristique. Et même si nous agissons sur des niveaux différents, nous sommes convaincus que les canaux bretons et le canal de Berry sont lancés dans le même combat.

 

Jean-Claude CAILLOUX, Président de l’ARECABE   

 

     

 

 

Copyright © 2004 "A.M.I.C.A.L.L."

Dernière modification : samedi 20 mars 2010